16 Questions

Questions

1- Monsieur Pelletier, qu’est-ce qui vous a motivé à entreprendre un tel projet?

2 – Quels sont les objectifs poursuivis par le Mouvement Chicoutimi?

3- Comment pensez-vous convaincre l’ensemble des citoyens que leur choix devrait être Chicoutimi?

4- N’est-il pas normal qu’une ville prenne le nom de sa région ou de son cours d’eau?

5- Vous n’êtes donc pas d’accord avec l’utilisation simultanée du même toponyme pour désigner la rivière, la région et la ville?

6- Pouvez-vous nous donner une définition de toponyme et à quoi ça sert?

7- On sait que le Mouvement Chicoutimi a débuté en 2002. Pouvez-vous nous dresser un portrait du Mouvement, de sa fondation à nos jours?

8- Pourquoi remettre en cause le nom de Saguenay comme nom de la ville?

9- Que signifie les noms Saguenay et Chicoutimi?

10- Pourquoi revenir au nom de Chicoutimi pour nommer notre ville?

11- Qu’est-ce que votre livre apporte de nouveau à ce débat?

12- Que répondez-vous à ceux qui affirment que le nom de la ville a été choisi depuis longtemps par voie de référendum? Revenir sur une décision rendue par référendum, n’est-ce pas anti-démocratique?

13- Y a-t-il une charte ou un document prévoyant le possible retour au nom de Chicoutimi? Du point de vue légal, est-ce faisable?

14- N’est-il pas trop tard pour réparer l’erreur commise? Ne serait-il pas temps de passer à autre chose?

15 – Quels seraient les coûts d’un retour en arrière?

16- Merci M. Pelletier; aimeriez-vous ajouter votre mot de la fin?

 

  1. Monsieur Pelletier, qu’est-ce qui vous a motivé à entreprendre un tel projet?

Je dirais, le doute et la curiosité. Je m’explique. Un peu comme la moitié des citoyens de Saguenay, j’étais très déçu que le nom de Chicoutimi n’ait pas été retenu, en 2002, pour désigner la ville nouvellement créée par la fusion de 7 municipalités du Haut-Saguenay. Je consacrais alors la totalité de mon temps au développement de l’entreprise pour laquelle je travaillais et toutes les questions du domaine politique ne faisaient pas partie de mon quotidien. Ce n’est qu’à la fin de 2009 que mon intérêt pour ce sujet s’est manifesté. La population avait-elle été bien informée? Le conseil municipal avait-il fait le bon choix?

J’ai voulu en avoir le cœur net et, tout au cours de ces recherches, j’en ai appris autant qu’en feront mes lecteurs ou mes auditeurs. Ma formation tant classique que scientifique et ma ténacité, m’ont permis de produire un livre qui demeurera un livre de référence pour les prochaines générations. Il n’y a maintenant plus aucun doute dans mon esprit : Chicoutimi est le seul nom approprié pour désigner cette ville du Haut-Saguenay.
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  1. Quels sont les objectifs poursuivis par le Mouvement Chicoutimi?

À titre de président de ce mouvement, il me fait plaisir de répondre à cette question. L’objectif ultime du Mouvement Chicoutimi est de convaincre le nouveau conseil municipal qui a été élu, le 5 novembre 2017, et ce, quelque part au cours de son mandat de 4 ans, de demander au gouvernement du Québec de changer le nom de la ville de Saguenay par celui de Chicoutimi. Nous estimons que ce changement de nom pourra se réaliser d’ici le 24 juin 2021, date du 345e anniversaire de l’occupation en permanence du site de Chicoutimi.

Mais, notre objectif à court terme est, dans un premier temps, d’informer toute la population de la valeur toponymique respective de Saguenay et Chicoutimi, tout ceci basé sur des faits géologiques, archéologiques et historiques et, dans un deuxième temps de les convaincre que le nom Saguenay est associé à une légende et que celui de Chicoutimi est le seul qui peut logiquement désigner cette nouvelle ville.
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  1. Comment pensez-vous convaincre l’ensemble des citoyens que leur choix devrait être Chicoutimi?

Eh bien, en changeant leur perception à l’égard du nom Chicoutimi. Car pour plusieurs citoyens, le nom Chicoutimi est associé seulement au nom de l’ancienne paroisse, village ou ville de Chicoutimi et à certains traits perçus négativement à l’égard des gens qui ont habité Chicoutimi depuis 1842. On considère aussi ce nom comme un compétiteur des noms des autres municipalités qui ont fait partie de la fusion de 2002. Or, les citoyens de l’ancienne ville de Chicoutimi ont pourtant tout simplement été les successeurs de ceux qui ont habité le poste de traite et la mission de Chicoutimi depuis 1676, et eux-mêmes précédés des Amérindiens à qui on doit l’origine de ce nom.

D’ailleurs, en jetant l’ancre à Chicoutimi en 1828, dix ans avant l’arrivée des premiers colons, la Marine anglaise déclarait, et je cite : «Chicoutimi, étant situé à la tête de la navigation du Saguenay, cet endroit est destiné à devenir une ville d’un commerce considérable si l’intérieur des terres s’établit». Qui plus est, c’est d’ailleurs par ce qualificatif, «lieu d’échange culturel et lieu de commerce» que les archéologues définissent la présence amérindienne sur ce site. Il y a donc des lieux qui s’imposent : Chicoutimi en est un et nous devrions tous en être fiers.
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  1. N’est-il pas normal qu’une ville prenne le nom de sa région ou de son cours d’eau?

Effectivement, il y a quelques noms de villes au Québec qui portent aussi le nom d’un cours d’eau, par exemple Rivière-du-Loup, Gatineau, Kamouraska. D’autres, très peu nombreux désignent la ville et la région, soit Montréal et dernièrement Saguenay. Enfin, plusieurs noms sont utilisés pour la ville et la sous-région, tels Pontiac, Portneuf, Montmagny. Il n’y a aucune loi qui défende d’utiliser le même nom. La question doit se poser autrement, soit, parmi les quelques 160 municipalités qui ont été fusionnées depuis 40 ans pour former quelques dizaines de nouvelles villes, combien sont-elles qui ne portent pas le nom d’une des municipalités fusionnées?

Il n’y en a eu que deux, à ma connaissance, et elles sont bizarrement toutes les deux au Saguenay. Lors des fusions de 1976, on a créé la ville de La Baie issue des villes de Grande-Baie, Port-Alfred et Bagotville et aujourd’hui disparu lors de la dernière fusion. Lors des fusions de 2002, on a créé Saguenay. J’estime que dans l’ensemble du Québec, les gens ont voulu conserver leur héritage patrimonial. Pourquoi n’en a-t-on pas fait autant ici? Posez la question c’est y répondre… Le sentiment identitaire… dévastateur!
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  1. Vous n’êtes donc pas d’accord avec l’utilisation simultanée du même toponyme pour désigner la rivière, la région et la ville?

En effet, il important de rappeler que le nom de la nouvelle ville a été arbitrairement extrait du toponyme de la région du Saguenay, sans aucune évaluation de l’impact de ce détournement. J’ai vérifié le journal des débats lors des premières fusions en 1976 et aucun débat n’a eu lieu sur le nom de Saguenay qui avait pourtant été inscrit dans la loi des fusions de Jonquière et Chicoutimi, mais qui ne s’était pas réalisée. Le nom Saguenay désigne la rivière depuis 1535, et la région actuelle du Saguenay depuis la fin du 19e siècle seulement. Entre 1535 et 1600 il a désigné un royaume qui se situait plutôt au nord du lac Supérieur.

Utiliser le nom Saguenay pour désigner la ville est, d’une part, un assassinat politique du toponyme Chicoutimi et, d’autre part, pour Saguenay, un rétrécissement inacceptable de ce nom qui désigne toute la région. La Société historique du Saguenay et la Commission de toponymie du Québec l’avaient d’ailleurs dénoncé en 2001. Rendons à Saguenay ce qui appartient à Saguenay et à Chicoutimi ce qui est à Chicoutimi.
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  1. Pouvez-vous nous donner une définition de toponyme et à quoi ça sert?

Il y a la définition du dictionnaire qui est toute simple : c’est un nom de lieu. Toutefois, voici ce qu’en pense la Commission de toponymie de France : «un toponyme doit permettre d’identifier très précisément un détail géographique localisé. Il n’a pas été attribué par l’homme de façon arbitraire, mais dans un souci de description du paysage et d’évocation des activités que les habitants y exerçaient».

La Commission de toponymie du Québec abonde dans le même sens en soulignant qu’un toponyme doit être le siège de notre mémoire collective. À partir de cette définition lequel, croyez-vous, de Saguenay et Chicoutimi est le plus approprié pour désigner cette ville?
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  1. On sait que le Mouvement Chicoutimi a débuté en 2002. Pouvez-vous nous dresser un portrait du Mouvement, de sa fondation à nos jours?

Depuis sa fondation et jusqu’à tout récemment, le Mouvement Chicoutimi a tout mis en œuvre pour assurer la pérennité du toponyme Chicoutimi. Les sites Web et Facebook en témoignent. Ces 15 dernières années, pas moins de 4 mémoires ont été adressés par ce Mouvement à différentes instances. L’un d’eux, intitulé « Reconnaître notre passé pour mieux vivre notre présent», a été présenté en 2009 au conseil municipal de Saguenay. En 2016, un autre, celui-là intitulé : « Redonnez-nous notre identité. » fut adressé au Premier-Ministre du Québec qui, on le sait, est aussi le ministre responsable de la région du Saguenay-Lac Saint-Jean.

En termes clairs, nous rappelions l’importance incontestable de ce toponyme dans notre histoire régionale et dénonçons son évacuation irrationnelle. Depuis la fin de 2016, la fusion étant maintenant consommée, le Mouvement Chicoutimi, estime que le temps est venu de passer à une autre étape, soit celle de revenir, dans un climat serein cette fois-ci, sur le débat entourant le nom de la ville.
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  1. Pourquoi remettre en cause le nom de Saguenay comme nom de la ville?

Pour la simple et bonne raison que le nom Saguenay n’a jamais été associé au territoire de la ville actuelle de Saguenay. Comme nous l’avons expliqué précédemment, le nom Saguenay a été plutôt utilisé pour désigner la rivière et beaucoup plus tard la région. Dans le cas de la rivière qu’on désigne Saguenay, il était courant pour les Amérindiens de dire par exemple, la rivière XYZ et que XYZ signifiait la destination. Donc dans le cas de la rivière Saguenay, ils voulaient dire la rivière pour aller à ce qu’ils appelaient le Royaume du Saguenay. De plus, selon Cartier, les Amérindiens situaient le Royaume du Saguenay en Abitibi ou même au nord du lac Supérieur.

Ce Royaume n’a d’ailleurs jamais été découvert; c’était une légende. L’historien Victor Tremblay confirme, dans son histoire du Saguenay-lac-Saint-Jean, paru en 1938, que «ce royaume n’a jamais existé». Il est tombé dans l’oubli à partir de Champlain en 1603. Ce n’est que tout récemment, soit depuis la fin du 19e siècle, que cette région s’appelle la région du Saguenay. C’est probablement parce que le Saguenay est l’exutoire de tout le bassin hydrographique de cette région.
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  1. Que signifie les noms Saguenay et Chicoutimi?

Ces deux noms ont une origine algonquienne et sont une description d’une rivière ou d’un lieudit.

Dans le cas de Saguenay, la documentation à propos de sa signification est plutôt rare. Les historiens notent que le mot Saguenay signifierait «eau qui sort ou débordement». Si Cartier s’était en premier lieu rendu à Hochelaga (Montréal) plutôt qu’à Stadaconné (Québec), se peut-il que l’Amérindien qui lui servait d’interprète lui ait désigné la rivière nommée actuellement Outaouais, par le nom de rivière du Saguenay, soit aussi la rivière pour se rendre au Royaume du Saguenay?

Dans le cas de Chicoutimi, la documentation est plus importante. Ce nom a d’ailleurs été écrit de plus de 60 façons différentes. Il était probablement utilisé par divers peuples amérindiens qui le prononçaient chacun à leur manière, donc entendus et écrit différemment par les Européens. Plus d’une vingtaine d’historiens et de linguistes en donnent une signification similaire soit : «Jusqu’où c’est profond ou fin de l’eau profonde, ou c’est ce qui reste de l’eau profonde, et, pour ceux qui arrivaient de l’intérieur des terres «le commencement de l’eau profonde».
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  1. Pourquoi revenir au nom de Chicoutimi pour nommer notre ville?

Ce nom, écrit pour la première fois par un jésuite, en 1661, apparaît depuis 1679 sur toutes les mappemondes et il désigne depuis toujours le lieu précis qu’il occupe actuellement. Il est, depuis des siècles, le siège de notre mémoire archéologique et historique collective. Ce nom, a probablement été prononcé pour la première fois, en 1535, à Québec, par le chef iroquoien de Stadaconé, Donnacona, qui dit à Cartier, et je paraphrase: «8 ou 9 jours passés, la rivière Saguenay est peu profonde et navigable que par bateau», bateau, en 1535, signifiait une embarcation légère.

L’interprète de Cartier, un Amérindien kidnappé l’année précédente, a probablement traduit Chicoutimi. N’y a-t-il pas une similitude entre ces propos et ceux du Jésuite Dablon en 1661, qui déclare, en arrivant à Chicoutimi, accompagné de dizaines d’Algonquiens, répartis dans 40 canots, «le terme de la belle navigation et le commencement des portages». Dablon n’a pas eu à expliquer ce que signifiait Chicoutimi, tout le monde l’utilisait, comme on dit aujourd’hui en quittant Montréal, «dans 5 heures nous serons à Chicoutimi.»
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  1. Qu’est-ce que votre livre apporte de nouveau à ce débat?

Ce livre est atypique. Ce n’est pas seulement un livre d’histoire. On y décrit le développement géologique de la région et de ce site depuis presque les débuts de la dérive des continents il y a plus de 1 milliard d’années. On fait découvrir la préhistoire, c’est-à-dire l’occupation de Chicoutimi par les Amérindiens depuis des millénaires. Cette information provient des travaux de scientifiques qu’on ne retrouve, à toutes fins pratiques, que dans les bibliothèques universitaires. Dans ce livre, je démontre que l’occupation de cette zone, «Chicoutimi», entre la mer et l’intérieur des terres, s’est faite grâce à son importance géographique stratégique.

Il faut se rappeler que jusqu’au milieu du 19e siècle, les cours d’eau étaient les seules routes de communication. Chicoutimi était le terme de la belle navigation et le lieu où commençaient les seuls portages pour se rendre au lac Saint-Jean. Les Européens n’ont pas baptisé Chicoutimi. Ils ont occupé ce lieu déjà dit. Chicoutimi existait bien avant la ville de Chicoutimi. Ce sont donc d’abord et avant tout pour des raisons préhistoriques et historiques que le nom Chicoutimi doit prendre la place qu’il a perdu en 2002 pour des raisons purement politiques.
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  1. Que répondez-vous à ceux qui affirment que le nom de la ville a été choisi depuis longtemps par voie de référendum? Revenir sur une décision rendue par référendum, n’est-ce pas anti-démocratique?

Petite précision qui a une certaine importance : ce ne fut pas un référendum mais bien une consultation populaire qui n’était pas exécutoire et dont les coûts et le processus n’étaient pas supervisés par le directeur général des élections du Québec. En second lieu, c’était au conseil municipal à trancher. Les raisons ou motivations pour le choix de Saguenay n’étaient basées sur aucun argument historique mais plutôt sur des considérations purement politique, telles que «Tout sauf Chicoutimi», «Saguenay, un nom rassembleur», «un nouveau nom pour la ville»). Moins de 60 % des électeurs se sont prévalus de leur droit de vote. Le résultat fut très serré, 52,5% pour Saguenay et 47,5 % pour Chicoutimi. Le conseil municipal n’a pas fait préalablement ses devoirs, soit de définir les critères sur lesquels s’appuyer pour le choix du nom de la ville. Il n’a pas permis à la population de recevoir une information impartiale sur la valeur toponymique respective de Saguenay et Chicoutimi. Il est donc légitime de revenir sur ce sujet.
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  1. Y a-t-il une charte ou un document prévoyant le possible retour au nom de Chicoutimi? Du point de vue légal, est-ce faisable?

Certainement. En plus d’être légitime, tel que je l’ai déjà mentionné, cette initiative est aussi tout à fait légale. Il faut se souvenir que le nom a été choisi en même temps qu’il fallait s’assurer que les électeurs opteraient pour la fusion. Pour les politiciens, c’était la fusion qui passait avant tout. Le nom Chicoutimi a été sacrifié pour la réussite de la fusion. Ceci m’a été confirmé par plusieurs personnes directement associées ou concernées par le choix du nom.

Par chance, chance que l’on doit à Stéphane Bédard, ancien député provincial du comté de Chicoutimi, le législateur a été sage et, à l’article 1 de la charte de la ville de Saguenay, il est stipulé que, et je cite « le ministère des Affaires municipales peut changer le nom de la ville si le conseil municipal le demande». Cet article n’apparaît dans aucune autre charte des villes issues des fusions de 2002 telles, entre autres, Gatineau, Lévis, Sherbrooke ou Longueuil.
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  1. N’est-il pas trop tard pour réparer l’erreur commise? Ne serait-il pas temps de passer à autre chose?

Il était illusoire de penser qu’il aurait été possible de changer le nom de la ville juste après la consultation de 2002. La porte ouverte dans la charte de la ville pour avoir la possibilité de changer le nom répond à cette question. L’erreur est trop grave et a trop de conséquences pour jeter la serviette.

On ne change pas un nom porteur tel Chicoutimi qui apparaît sur toutes les mappemondes sans devoir en payer le prix. Les centaines de milliers de dollars dépensés entre 2005 et 2017 par la Ville et Promotion Saguenay pour écraser le nom Chicoutimi en est la preuve. Retour au Début

  1. Quels seraient les coûts d’un retour en arrière?

Il faut plutôt parler d’économie que de coûts. La Ville n’arrête pas actuellement de dépenser pour se faire une image. Et si on parle des plaques d’identification des rues, il serait déjà temps de les remplacer. L’espace qu’on a réservé pour y inscrire le sigle de Saguenay, empêche d’écrire lisiblement le nom de la rue. D’ailleurs c’est tout à fait futile de rappeler constamment aux citoyens qu’ils demeurent à «Saguenay». La publicité qu’entraînerait ce revirement historique remettrait immédiatement Chicoutimi en avant plan.

Une telle insistance relève davantage de la propagande et du lavage de cerveau que de l’information. En somme, il ne suffirait que d’une très faible partie du budget actuel des communications pour rétablir le lien avec la planète. Finies les situations ambigües.
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  1. Merci M. Pelletier; aimeriez-vous ajouter votre mot de la fin?

Il m’a fait grand plaisir de répondre à vos questions. Le sujet est imparable. Trop d’historiens et de gens dans les médias considèrent, tel 50 % actuellement des citoyens de cette ville que cette décision du conseil municipal fut une aberration historique. Prenons le temps de prendre connaissance de la nouvelle information disponible. Prenons le temps d’y réfléchir et d’en débattre posément.

Les conseillers municipaux devront également faire leur part pour convaincre la population du bien-fondé de cette démarche et de l’à-propos du nom Chicoutimi en remplacement du nom Saguenay. Il faudra en même temps préserver et mettre en évidence le nom des anciennes municipalités pour qu’on puisse conserver la mémoire de chacun des secteurs de cette ville; Lac-Kénogami, Kénogami, Jonquière, Shipshaw, Arvida, Saint-Jean-Eudes, Canton Tremblay, Chicoutimi-nord, Rivière-du-Moulin, Laterrière, Bagotville, Port-Alfred et Grande-Baie. Un pour tous, tous pour un.

L’année 2018 sera déterminante. Nous comptons développer un dialogue instructif et constructif avec toute la population et plus particulièrement avec les membres du conseil municipal à qui le gouvernement du Québec a accordé la compétence pour décider du devenir du nom de la ville. Nous recherchons l’appui de toute la population du Québec pour convaincre le conseil municipal de mettre en place un mécanisme d’Information et de consultation pour voir plus clairement la valeur toponymique de chacun des noms des anciennes municipalités de ce territoire et décider, une fois pour toute, lequel, de Saguenay et Chicoutimi, est le nom le plus approprié. Retour au Début